La chute prévisible du gouvernement Bayrou a ouvert une nouvelle période d’instabilité politique dans notre pays. Si Emmanuel Macron étale une nouvelle fois son mépris de la souveraineté populaire en refusant de dissoudre l’Assemblée Nationale et en nommant au poste de premier ministre son homme de main Sébastien Lecornu, la classe politique dans son ensemble est incapable de sortir la France de l'impasse.
Les mêmes antiennes sont répétées à longueur de journées, avec des slogans faciles tels que "taxons les riches", "dégraissons l'Etat", "arrêtons l'immigration". Il est vrai que ces propositions répondent toutes à une partie des maux français : la France est un pays ouvert aux quatre vents, connaissant à la fois une injustice fiscale et une suradministration qui plombent les finances publiques. Pour autant, aucune vision cohérente n'est apportée sur la cause de l'appauvrissement ; dans un même mouvement ici on ponctionne, là on subventionne, à droite on met en concurrence, à gauche on règlemente, en bas on serre la vis, en haut on ouvre les vannes.
A l'heure actuelle, aucune formation politique ne va à la racine du déclassement français, à savoir cette construction européenne qui a détruit notre Etat et l'a cantonné à son rôle de nounou qui va aider sporadiquement les uns et les autres, sans permettre à quiconque de vivre de son industrie si ce n'est la petite oligarchie qui est au pouvoir. Un Etat fort, régulateur, qui bat sa monnaie et maîtrise ses frontières, qui planifie et protège, est le seul à même de remettre la France sur la voie de la prospérité.
Ce discours exigeant, équilibré, ambitieux, nous sommes les seuls à le diffuser sérieusement auprès de nos compatriotes. Il appelle les Français à un sursaut d'orgueil : le retour à l'indépendance nationale impliquera nécessairement de traverser une zone de turbulence. Mais la France est un grand pays, il possède un génie comme nul autre pareil qui doit être libéré des entraves de ce machin européen le tuant à petit feu. C'est maintenant que nous devons agir, avant que la France atteigne le stade de l'irréparable.
Alors, même si les mots d'ordre des syndicats sont partiaux, nous appelons nos adhérents et militants à se joindre à la mobilisation du 18 septembre. La priorité est de mettre un coup d'arrêt à la politique de liquidation de la France menée par Emmanuel Macron et sa clique. Au sein de cette mobilisation, nous avons le devoir de relever le niveau et de faire connaître les causes premières : l'accaparement du pouvoir, la dissolution de la nation, la désindustrialisation, la stagnation des salaires. Pour vous y aider, nous avons synthétisé nos positions dans ce support. Propagez-le le plus largement possible !