Refonder le modèle social français

Le modèle social français doit être refondé selon les principes du CNR, mais dans des modalités adaptées à notre temps :

  • Mettre en place, en cinq ans, un système universel de sécurité sociale paritaire (géré par des représentants élus des employeurs et des salariés), pour tous les Français, par absorption de tous les autres régimes santé et retraites, et des mutuelles.
  • Soumettre à référendum la création d’une cinquième branche de la sécurité sociale pour une prise en charge mutualisée de la dépendance. Cela permettra d’améliorer la situation dans les EHPAD, qui relève d’une urgence humanitaire.
  • Assurer la prise en charge intégrale du handicap dans le cadre de la solidarité nationale (dépenses de santé, adaptation des logements, scolarisation).
  • Lancer un plan zéro SDF en trois ans, pour créer les structures permettant de les accueillir dans la dignité et la sécurité. Pour y parvenir, ne s’interdire aucun moyen, y compris la réquisition de logements vides.
  • Soutenir les familles : allonger et mettre à égalité les congés maternité et paternité ; garantir le retour de la mère ou du père au poste occupé avant congé ; relancer une politique nationale de la petite enfance (augmentation du nombre de places en crèche, augmentation du budget de la protection maternelle infantile, PMI).
  • Le rééquilibrage économique et commercial global libérant les entreprises françaises de la menace de dumping social, abroger les mesures antisociales des différentes lois qui ont, depuis vingt ans, attaqué le code du travail sans aucun effet sur le chômage. En particulier :
    • Restaurer dans le code du travail la hiérarchie des normes (interdiction pour un accord de déroger à un accord de niveau supérieur dans un sens défavorable aux salariés) ;
    • Réprimer sévèrement le non-respect des droits des travailleurs, notamment par un renforcement et un élargissement des missions de l’inspection du travail ;
    • Assurer une protection digne contre le chômage, associée à une véritable aide au retour à l’emploi.
    • Rendre, par un système de bonus/malus, le recours au CDD non justifié par une variation d’activité moins intéressant qu’une embauche en CDI.
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