Intervention de Djordje Kuzmanovic, président de République souveraine, à la soirée-débat « L’Union européenne et les traités »

Le vendredi 19 avril, Djordje Kuzmanovic, président de République souveraine, a participé à la soirée-débat sur le thème « L’Union européenne et les traités », organisée par le groupe JR Hebert, Les Franchement Insoumis, aux côtés de Bernard Teper (Réseau UFAL – Combat laïque, combat social).

Alors que Bernard Teper a centré sont intervention sur le fonctionnement antidémocratique des institutions européennes, Djordje Kuzmanovic a évoqué les possibilités qui s’offrent à ceux qui souhaitent rompre avec ce cadre.

Un mouvement souverainiste désirant accéder au pouvoir et gouverner doit éviter plusieurs écueils.

Les partisans du Frexit tel l’UPR de François Asselineau adoptent une approche purement juridique qui n’intègre pas la dimension de rapport de forces inhérente à toute velléité de sortie de l’Union européenne (on peut s’en convaincre sur les exemples, pourtant très différents, de la Grèce et du Royaume-Uni).

La droite souverainiste se dispense de considérer les modalités pratiques de sortie en estimant que l’Union européenne va se disloquer d’elle-même, quand elle n’utilise pas le souverainisme comme pur argument de façade (tel le Rassemblement national qui vient d’effectuer son énième revirement sur ce point). De plus, elle a tendance à prôner la souveraineté pour la souveraineté, sans l’associer à un programme de rupture par rapport à l’ultralibéralisme européiste.

Quant aux forces de gauche, pourtant critiques de l’Union européenne, telles que la France insoumise, elles restent vagues et évasives sur la question car une prise de position claire et sans ambiguïté en faveur de la sortie des traités risque de les couper d’une partie de leur électorat ainsi que de leurs alliés potentiels – partisans d’une Europe sociale fantasmée – dans le cadre d’un rassemblement à gauche. Cela donne un discours confus et fluctuant sur la « résistance » à l’Union européenne qui, en l’absence d’un plan précis, s’apparente à un vœu pieux.

Il faut au contraire assumer clairement la nécessité de sortir des traités européens et travailler sur les modalités concrètes de ce processus, afin de prévoir les difficultés auxquelles la France sera alors confrontée et les moyens d’y répondre.

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