Inquietudes et questionnements sur la présence de plomb dans les écoles parisiennes.

Les 15 et 16 avril derniers, un incendie ravageait le toit de Notre-Dame, faisant fondre pas moins de 400 tonnes de plomb. Ce n’est qu’après une enquête de Mediapart publiée le 4 juillet que les relevés alarmants aux alentours de la cathédrale ont été dévoilés (de 2 à 800 fois la teneur maximale autorisée). L’Agence régionale de santé (ARS) a en effet voulu limiter la panique en maintenant une  omerta d’un autre âge sur cette question.

Plus de trois mois après l’incendie, nous apprenons que les centres de loisirs situés dans les deux écoles de la rue Saint-Benoît, dans le VIe arrondissement, sont fermés à cause de relevés de plomb alarmants. Plusieurs centaines d’enfants ont ainsi été évacués.

S’il y a lieu de se réjouir de cette mesure de précaution, le secret qui l’environne doit cesser. Les mesures de la poussière de plomb dans tous les équipements fréquentés par des enfants (écoles, crèches, aires de jeu dans les squares…) des six arrondissements centraux doivent être publiées.

Une question aussi doit être éclaircie : pourquoi cette fermeture a-t-elle lieu seulement aujourd’hui ? Les enfants ont-ils été contaminés au plomb pendant ces trois mois ? République souveraine exige une transparence totale de la part de l’ARS et de la Mairie de Paris. Les citoyens ne sont pas des mineurs. Ils doivent savoir.

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