Burson Cohn & Wolfe (anciennement Burson-Marsteller )

Conseil en relations publiques et lobbying

  • Effectifs :
    • 48 employés soit 28,25 en équivalent temps plein
    • 49 accréditations pour aller et venir à leur guise dans les institutions européennes.
  • Nombre de rendez-vous officiels avec la commission : 6 rendez-vous.
  • Dépense environ 6 499 999 euros en lobbying, et récupère 1 325 162 euros en marchés auprès de la commission.
    http://bcw-global.com/

Tête de pont d’un réseau de 30 bureaux répartis dans toute l’Europe, le siège européen de Burson-Marsteller à Bruxelles s’est spécialisé dans les campagnes politiques à l’échelle de l’Europe, la communication d’entreprise, la communication de crise, et le lobbying auprès des institutions européennes dans des domaines allant de l’environnement, l’alimentation et la santé à l’énergie et aux transports.

Burson-Marsteller fait partie des plus grandes firmes de conseil en relations publiques et en lobbying de la planète, et est sans doute l’un des plus puissants acteurs bruxellois au service des entreprises privées. Au niveau international, elle a travaillé pour des clients extrêmement controversés. Elle a travaillé pour la Junte argentine après la disparition de 35 000 civils, pour redorer l’image du dictateur roumain Nicolae Ceausescu, celle de la famille royale d’Arabie saoudite, ou encore pour le compte du parti politique au pouvoir en Ukraine en 2011 : l’antenne bruxelloise de Burson-Marsteller avait été chargée de mener une campagne de diffamation contre Ioulia Timochenko, leader de l’opposition, alors emprisonné.

Cette agence collabore également depuis longtemps avec les critiques du mouvement écologiste et a l’habitude d’organiser des groupes paravent, des faux nez du secteur privé. En 1993, par exemple, il a aidé Philip Morris en créant de toutes pièces une coalition d’astroturfing « défendant les droits des fumeurs », baptisée National Smokers Alliance ( « Alliance nationale des fumeurs »).

Cet habitué de l’astroturfing a également mis sur pied l’Alliance for Consumer Fire Safety in Europe ( « Alliance pour la sécurité des consommateurs contre les incendies en Europe»), qui n’est pas composée, contrairement à ce que l’on pourrait croire, de citoyens militant pour la sécurité contre les incendies, mais qui est en fait un groupe écran défendant l’utilisation de retardateurs de flammes au brome, des substances toxiques. Au milieu des années 2000, Burson-Marsteller a été contraint à plus de transparence suite aux critiques sur son rôle dans la mise en place d’un autre groupe écran, le Bromine Science and Environment Forum ( « Forum pour l’environnement et la science du brome »), qui n’était ni plus ni moins qu’un porte-voix de l’industrie du brome.

Sources : Lobby facts , Transparency register, Corporate europe

Quelques faits d’armes

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