En finir avec cette Union européenne 

Les gouvernants qui ont lié le destin de la France à l’UE ont toujours présenté l’intégration européenne comme un projet humaniste – abolition des frontières, libre circulation des citoyens, « l’Europe c’est la paix » – et un gage de prospérité.

En réalité, cette Europe a dès l’origine été taillée pour les marchés, laissant libre cours à la logique du profit. Réunissant des pays aux niveaux de vie et de protection sociale incomparables, elle a facilité le dumping social et fiscal, exacerbé la concurrence entre travailleurs et amené en France des centaines de milliers de travailleurs détachés.

Seule l’Allemagne a tiré son épingle du jeu, s’enrichissant sur le dos des autres pays européens. Quant à la France, l’intégration européenne a bien profité à ses élites – le CAC 40 ne s’est jamais aussi bien porté –, mais elle a ravagé ses industries, précarisé ses travailleurs, mis des millions de Français au chômage.

Aujourd’hui, l’UE apparaît comme une véritable prison des peuples. Les différents traités, et surtout le traité de Lisbonne – ratifié au mépris du vote des citoyens français en 2005 –, privent les États de toute possibilité de mener des politiques autonomes.

Les États ne peuvent agir ni sur leur monnaie – devenue unique – ni sur leur budget, désormais contrôlé par la Commission européenne. Cela veut dire qu’ils ne peuvent mener que des politiques conformes à la volonté de l’UE : ultralibérales, antisociales et favorables aux élites financières – politiques que mènent tous les gouvernements qui se sont succédé depuis trente-cinq ans, et qu’Emmanuel Macron a fait passer à une vitesse supérieure.

Même si nos dirigeants le voulaient, ils ne pourraient plus aujourd’hui suivre la volonté de leur peuple. Ils ne peuvent ni mener une véritable moindre politique sociale, ni sauver nos industries, ni contrôler nos frontières. Dans le cadre européen, toute promesse de cet ordre n’est que du théâtre, car elle est impossible à réaliser.

Il faut en finir avec cette impuissance organisée ! L’Union européenne est antidémocratique et irréformable, fermée à la négociation (les exemples de la Grèce et du Royaume-Uni le prouvent).

La France doit retrouver sa souveraineté : nos gouvernants, élus par le peuple, doivent à nouveau se donner les moyens d’agir dans l’intérêt de ce peuple. Il nous faut sortir de la léthargie et rejeter les traités qui conduisent la France au désastre, pour revenir à la coopération entre États indépendants ou à des communautés plus réduites, limitées aux pays de même niveau économique et social.

Ce ne sera pas facile, mais c’est possible, à condition d’en avoir la volonté. C’est la seule voie pour retrouver notre capacité d’agir, notre dignité nationale et notre identité culturelle.

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