Faire face à l’urgence écologique

La préservation d’un écosystème compatible avec la vie et la biodiversité est le grand défi mondial de notre temps, et la transition écologique en est l’outil.

Mais la crise environnementale planétaire est déjà là, fruit de la fuite en avant productiviste et de l’action incontrôlée des multinationales, qui obéissent à des impératifs de profit à court terme. Il ne s’agit pas de la prévenir, mais d’en réduire autant que possible la portée, tout en faisant face à ses conséquences néfastes, dont certaines sont d’ores et déjà manifestes.

La France n’est qu’un pays parmi quelque 193 autres : s’il est de notre devoir, en tant que membres de la communauté humaine, de contribuer à limiter la crise écologique en cours, il est de notre responsabilité politique de préparer notre pays aux changements climatiques qui risquent de bouleverser notre quotidien et de mettre en péril l’économie nationale.

Pour cela, la France doit retrouver sa capacité de planification :

  • Faire de la politique écologique un objectif intergouvernemental et en confier la coordination au Premier ministre, sur le modèle de la politique de défense.La « défense écologique » est une cause nationale.
  • Dans la logique de l’État stratège, agir sur trois fronts :
    • Pour faire notre part dans la lutte mondiale contre l’extinction de la biodiversité et le réchauffement climatique :
      • arrêter la surpêche et la déforestation sur le territoire national ;
      • renforcer la protection des espèces et semences menacées ;
      • planifier la transition énergétique en priorisant la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
    • Pour améliorer la situation écologique à l’intérieur de notre pays :
      • planifier la transition de l’agriculture industrielle vers une agriculture paysanne respectueuse de l’Homme et de la nature, fondée sur l’agroécologie et la permaculture;
      • promouvoir des circuits courts de production et de distribution ;
      • imposer à l’industrie chimique une logique de contrôle radical et permanent afin de l’amener au respect des normes bénéfiques aux citoyens ;
      • lutter contre la pollution (de l’air, des sols, des cours d’eau) ;
      • diminuer l’impact de la voiture en développant les transports en commun et en réhabilitant le rail.
    • Pour préparer la France à affronter des conditions écologiques et climatiques dégradées :
      • réaliser un audit détaillé de l’impact des changements sur le territoire national et établir un plan d’action à long terme pour y répondre : constructions à réaliser ou à réviser, populations à sécuriser, cultures à privilégier, aides à prévoir, etc.
  • Pour rendre ces trois batailles possibles, contrôler drastiquement tous les lobbies concernés (énergie, agroalimentaire, chimie, transport, etc.) afin de faire toujours primer l’intérêt général et la logique de long terme.
Print Friendly, PDF & Email