European Federation of Pharmaceutical Industries and Associations (EFPIA)

Association professionnelle

  • Effectifs :
    • 23 employés soit 8,75 équivalent temps plein
    • 8 accréditations pour aller et venir à leur guise dans les institutions européennes.
  • Nombre de rendez-vous officiels avec la commission : Plus de 44 rendez-vous soit environ 1,5 rendez-vous par mois.
  • Dépense environ 5 414 776 euros en lobbying.
    http://www.efpia.eu

L’EFPIA est le principal lobby de l’industrie pharmaceutique auprès de l’Union européenne. Il comprend des géants du secteur, comme GlaxoSmithKline, Pfizer, Eli Lilly, Astra Zeneca, Johnson & Johnson, Novartis et Sanofi, et multiplie les rendez- vous avec la Commission européenne.

Un exemple flagrant de son influence est l’Initiative médicaments innovants (IMI), un partenariat public-privé entre la Commission et l’EFPIA lancé en 2008 et doté d’un budget de plusieurs milliards d’euros (la Commission finance, l’industrie amène ses chercheurs et ses laboratoires). Son objectif déclaré est d’accélérer le développement de médicaments meilleurs et plus sûrs, et de promouvoir l’innovation. En 2015, une enquête menée par Der Spiegel et De Standaard est arrivée à la conclusion que les milliards déjà investis par l’Union européenne dans l’IMI tenaient plus de la subvention massive à Big Pharma que du coup de pouce à la recherche médicale.

Pourtant, les intentions et les motivations du secteur pharmaceutique ne semblent pas remises en cause parles décideurs politiques. Le but du lobbying de l’industrie pharmaceutique est d’aplanir le terrain pour le développement de ses médicaments et soutenir son modèle économique, depuis la recherche-développement jusqu’aux essais cliniques et à l’autorisation de mise sur le marché. Une vision qui remet sérieusement en question l’accès du public à des médicaments abordables, la recherche sur des pathologies « non rentables », la sûreté des médicaments et la transparence des données relatives aux essais cliniques.

Sources : Lobby facts , Transparency register, Corporate europe

Quelques faits d’armes

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