American Chamber of Commerce to the European Union (AmCham EU)

Association professionnelle

  • Effectifs :
    • 29 employés dont 9,75 en équivalent à temps plein
    • 11 accréditations pour aller et venir à leur guise dans les institutions européennes.
  • Nombre de rendez-vous officiels avec la commission : 121 rendez-vous soit un rendez-vous par semaine.
  • Dépense environ 1 249 999 euros en lobbying.
    http://www.amchameu.eu/

L’AmCham fait du lobbying en faveur des multinationales états-uniennes sur chaque texte législatif de l’Union européenne ou presque. Dès les tout premiers pas de l’Union européenne,les milieux d’affaires transatlantiques ont vu la Commissioneuropéenne comme un allié pour accélérer l’entrée des entreprises états-uniennes dans le marché européen unifié.

Bon praticien des « portes tournantes », l’AmCham exerce depuis des années son influence au cœur même des institutions européennes. Son «comité de spécialistes» lui permet de tirer profit des compétences d’initiés et d’experts en politique européenne. Le conseil d’administration de l’AmCham, composé de PDG et autres représentants des entreprises membres, a l’habitude de rencontrer commissaires européens et directeurs généraux (58 réunions à la Commission en 2015 et 2016), et exerce un lobbying actif auprès des représentants des gouvernements nationaux au Conseil européen.

Sous la houlette de sa directrice, Susan Danger, la mission de l’AmCham a porté ses fruits et a débouché sur la proposition d’un accord de libre-échange entre les États-Unis et l’Union européenne, le TTIP/Tafta. L’AmCham a joué un rôle clé dans les négociations en organisant des réunions avec de hauts fonctionnaires à propos de ces accords commerciaux négociés dans le plus grand secret. Aux côtés d’autres poids lourds du lobbying, l’AmCham soutient les mécanismes ISDS, autrement dit l’octroi de privilèges aux investisseurs étrangers dans le cadre du TTIP/Tafta. Avec l’espoir que l’inclusion de l’ISDS dans un accord entre les États-Unis et l’Union européenne devienne la référence internationale, et serve de modèle de ‘protection’ des investissements dans le cadre d’autres accords internationaux.

Sources : Lobby facts , Transparency register, Corporate europe

Quelques faits d’armes

Print Friendly, PDF & Email