European Services Forum (ESF)

Think-Tank

  • Effectifs :
    • 1 employés à temps plein
  • Nombre de rendez-vous officiels avec la commission : 10 rendez-vous.
  • Dépense environ 299 999 euros en lobbying.
    http://www.esf.be

Autre poids lourd des lobbies européens, le European Services Forum (ESF) coordonne les efforts de ses membres, parmi lesquels figurent Deutsche Bank, IBM et Microsoft, pour promouvoir les intérêts partagés des multinationales du secteur des services. Ce secteur inclut notamment les géants de la finance, du « big data », de la santé, de l’éducation et des communications.

La Commission a aidé à la mise en place de cette association en 1999, afin de se créer un partenaire de l’industrie des services qui lui permette de justifier son propre programme de libéralisation et de privatisation. L’ ESF est donc particulièrement impliqué dans les négociations commerciales en cours telles que le TTIP/ Tafta et le Ceta.

Avant le lancement des négociations sur le TTIP/Tafta, le directeur général de l’ESF, Pascal Kerneis, a annoncé: « L’industrie s’opposera à tout accord dans lequel la protection des investissements est mise dans la balance face aux objectifs de politiques publiques, en particulier les droits humains et les droits du travail ». L’ESF est régulièrement tenu informé, de manière détaillée et exclusive, de l’avancée des négociations commerciales de l’Union européenne par les principaux négociateurs eux-mêmes, et lorsqu’il s’agit de proposer de libéraliser les services et de protéger les investisseurs dans le cadre du TTIP/Tafta (cf. ISDS), la position de négociations de la Commission ressemble trait pour trait à celle de l’ESF.

Cette convergence d’objectifs comporte de nombreux dangers : une plus grande libéralisation des marchés de services pourrait limiter l’accès à des services essentiels à un prix abordable – pensons en particulier à la santé – et empêcher la réglementation nécessaire du secteur financier. L’ESF soutient la protection des investisseurs dans le cadre du TTIP/Tafta, ce qui pourrait entraîner une explosion de procès coûteux intentés par les multinationales contre les législations protégeant l’environnement et la santé publique, minant par la même occasion la démocratie.

Sources : Lobby facts , Transparency register, Corporate europe

Quelques faits d’armes

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