Élimination du chef d’AQMI : la France mérite une vraie reconnaissance !

République Souveraine salue l’action de l’armée et des forces spéciales françaises qui ont éliminé, mercredi 3 juin, Abdelmalek Droukdel, le chef d’Al Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) dans le nord du Mali.

Après avoir largement participé aux actions barbares du Groupe islamique armé (GIA), puis du Groupe révolutionnaire salafiste pour la prédication et le combat (GRSPC) dont il devint l’ « émir » en 2004, Abdelmalek Droukdel, ancien étudiant en ingénierie, prêta allégeance à al-Qaïda et transforma son groupe en AQMI. C’est sous ce nom qu’après la chute de Mouammar Khadafi en 2011, il fit transiter d’anciens mercenaires surarmés du dictateur libyen vers le nord du Mali, causant un embrasement de l’Azawad touareg, puis de la zone des trois frontières et du delta intérieur du Niger. C’est à une sinistre carrière de plus de vingt-cinq ans de terrorisme, de déstabilisation et d’exactions contre les populations algériennes, puis sahéliennes, que nos forces ont mis fin.

République souveraine réitère son soutien à nos forces basées au Sahel, qui constituent à l’heure actuelle l’unique rempart contre l’extension du djihadisme au Burkina-Faso, au Niger et au Mali. Elle rend une nouvelle fois hommage aux 43 militaires français morts sur ce théâtre d’opérations, et dont l’engagement porte haut les couleurs de la France. République Souveraine n’oublie pas non plus le lourd tribut naguère payé par les otages français exécutés ou détenus sous le régime de la torture et des privations par Droukdel et ses affidés et appelle une nouvelle fois à la libération de Sophie Pétronin, dernière otage française encore détenue au Sahel et à la santé très fragile.

L’action de la France sur le théâtre sahélo-saharien protège le monde de la résurgence d’un État djihadiste et de son cortège d’horreurs à la fois sur place et sur le sol européen. Aujourd’hui, les différentes organisations djihadistes occupent le terrain abandonné par des États que la crise du Covid 19 n’a fait que rendre encore plus faibles. 

La présence française est cruciale, mais seule une solution politique pourra résoudre durablement la situation. 

Dans ce contexte, notre pays ne peut compter que sur un soutien verbal, voire inexistant de ses voisins européens. Cela n’empêche pas la Commission et les pays « frugaux » de pointer régulièrement du doigt nos finances en oubliant ce qu’ils nous doivent en matière de sécurité.

Cela doit cesser. Notre sécurité ne doit plus dépendre de tableurs Excel bruxellois, qui ne prennent en compte que ce qui arrange idéologiquement leurs concepteurs. Notre souveraineté retrouvée mettra fin à cette sinistre plaisanterie.-

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